Québec, 27 septembre 2024 – Les groupes membres du Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale Nationale et du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et Chaudière-Appalaches ont voté un mandat de grève pour la journée du 27 septembre qui souligne les manifestations historiques de 2019. 5 ans plus tard, les organismes communautaires n’ont d’autre choix que de hausser le ton pour faire entendre, une fois de plus, les voix des personnes les plus affectées par la crise. Toute la journée, plusieurs organismes ferment leurs portes et interrompent leurs activités afin d’exiger des actions concrètes vers la transition sociale et environnementale.
Les signaux sont tous au rouge alors que le Québec sort d’un autre été catastrophique, marqué par des records de température élevée et des feux de forêt incontrôlables. Malgré l’urgence évidente, les gouvernements fédéral, provincial et municipal piétinent à protéger les milieux naturels et intervenir pour réduire la pollution. Les industries polluantes telles que Glencore ne craignent rien et dépassent même des nouvelles normes allégées au prix de la santé des populations. Les groupes communautaires, aux premières loges des conséquences de l’appauvrissement, de la pollution et du stress vécus par la population, déplorent le manque de vision politique. C’est pourquoi une action d’éclat a eu lieu demandant la démission du ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, Benoit Charette. « C’est un ministre de l’économie déguisé, et on en a assez. La CAQ n’a pas de plan ambitieux pour l’environnement, c’est évident, mais surtout inacceptable que cela dure depuis 2018! » dénonce Naélie Bouchard-Sylvain porte-parole du RÉPAC 03-12.
Les décideurs doivent faire des choix courageux pour mener la société vers un avenir plus sécuritaire, écologique et juste. En faisant une confiance aveugle aux entreprises multinationales, en persistant à vendre notre hydro-électricité à rabais, en refusant de voir les liens profonds entre la crise climatique et la crise sociale, en s’appuyant sur les fondations et les organismes communautaires pour réparer les dégâts, les gouvernants n’agissent pas en notre nom. « La population est de plus en plus consciente des effets démesurés que la crise a sur certains groupes. Il est temps que la vie prime sur le capital. » explique Claire Murati, porte-parole pour le RGF-CN.
La journée de grève culminera avec la grande manifestation Justice climatique et sociale à laquelle toute la population est invitée pour créer un rapport de force et de reprendre le pouvoir d’agir sur l’avenir du Québec.