La pauvreté à Lévis, ça existe !

Lévis, 17 octobre 2024 – C’est à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté que le Collectif de Travail et d’actions contre la pauvreté à Lévis (C-TA-C la pauvreté) s’est réuni avec la population afin de lancer un message clair : la pauvreté à Lévis, ça l’existe et il faut agir. Lors de cette soirée, les personnes présentes ont assisté à diverses prises de parole, à une prestation de slam et à un micro-ouvert.

Un appel à la solidarité

Les groupes membres du C-TA-C la pauvreté ont voulu lancer un appel à la solidarité envers les personnes en situation de pauvreté et les personnes itinérantes de la région. «L’idée d’organiser ce rassemblement est venue suite aux discours négatifs relayés par les médias sur les personnes en situation d’itinérance fréquentant des organismes de la Ville. » mentionne Naélie Bouchard-Sylvain du RÉPAC 03-12. Ces propos négatifs ont fait suite à l’annonce par la Ville de Lévis de la mise en place d’un nouveau règlement visant à proscrire « certains usages » de bâtiments dans certaines rues du Vieux-Lévis. Une façon détournée, selon plusieurs acteurs et actrices du milieu, de délocaliser l’Accueil inconditionnel le 55, un organisme accueillant des personnes en situation d’itinérance. « La Ville de Lévis souhaite prioriser le développement économique au détriment d’un filet social adéquat. Notre Collectif trouve que cette saga et les démarches de la Ville n’aident en rien à l’amélioration du climat social. Nous l’avons constaté dans les articles de journaux ou des mots très violents étaient utilisés pour décrire les personnes. Une personne interrogée allant même jusqu’à parler de zombies dans les rues de Lévis ! » poursuit Naélie.

L’urgence d’agir 

Le Collectif a rappelé qu’il est primordial que les élu.e.s et les différents paliers gouvernementaux mettent en place des solutions structurantes pour lutter contre la pauvreté. Mélanie Pinault de la section Lévis-Rive-Sud de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées, rappelle l’urgence d’agir « Il faut réclamer le droit à un revenu viable, un revenu suffisant et nécessaire afin de permettre à tout le monde de vivre dignement hors de la pauvreté, pour être en mesure de faire des choix répondant à nos besoins et faire face aux imprévus. ». Esther Baillargeon, de l’Association de Défense des Droits Sociaux de la Rive-Sud ajoute : « les préjugés envers les personnes en situation de pauvreté nuisent à l’adoption de politiques sociales réellement aidantes. Un plan de lutte contre la pauvreté et un projet de Loi visant à faire des modifications à l’aide sociale viennent d’être déposés par la ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Chantal Rouleau. Non seulement rien de ce qu’elle propose n’aidera concrètement les personnes, mais des coupures sont prévues ! C’est à se demander dans quel monde nos élu.e.s vivent parce qu’ils et elles sont complètement déconnectés.»

La Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté

Cette journée a lieu chaque année, le 17 octobre. Il s’agit d’une occasion pour rappeler que la pauvreté est une atteinte aux droits humains et souligner les luttes menées par les personnes en situation de pauvreté et leurs allié-e-s.   

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