Journée de mobilisation pour les groupes de défense collectives des droits lors de la rentrée parlementaire

Québec, 2 octobre. Profitant de la rentrée parlementaire, une cinquantaine de groupes des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches en défense collective des droits se mobilisent une journée complète pour revendiquer un meilleur financement à la mission. Ce faisant, ils profitent de cette occasion pour lancer régionalement la campagne ”les droits ça se défend collectivement” qui pourrait entraîner une semaine de grève et de fermeture dans les groupes en défense collective des droits. 

Des groupes communautaires pris à la gorge

Les travailleurs et travailleuses des groupes communautaires ont témoigné du sous-financement et des obstacles qu’ils et elles doivent affronter chaque jour afin d’accomplir leur mission. “ Nous travaillons dans un groupe en défense des droits des chômeurs et chômeuses et on est que deux pour couvrir l’immense territoire de Québec et de Chaudière-Appalaches! On sait qu’on pourrait faire plus et rejoindre plus de monde, mais on n'a pas les moyens. Ça n'a juste pas de sens ! On demande à être indexé sinon on ne fait que s’appauvrir d’années en années. On sait qu’à court terme l’organisme ne pourra plus offrir des salaires adéquats aux employés. On ne veut pas devoir couper dans notre équipe déjà trop petite “ nomme Selma Lavoie d’Action-Chômage de Québec. 

Les groupes en DCD, plus important que jamais 

La crise du logement, la crise écologique, la violence envers les femmes, la xénophobie et le racisme, les coupures dans les services publics, et la transphobie font des victimes au quotidien et les groupes en DCD tentent d’être là pour elles tant bien que mal. Outre les services qu’ils offrent, les groupes sont des acteurs de transformation sociale qui prennent le temps d’accueillir les personnes, de les orienter, mais également de les écouter et de les impliquer dans des solutions collectives pour venir s’attaquer aux causes structurelles qui les maintiennent dans ces injustices. “ Les groupes en DCD n’ont pas été indexés depuis plusieurs années et le coût de la vie nous rattrape. On a du mal à remplir notre mission et à faire entendre la voix des personnes les plus marginalisées. C’est difficile de ne pas penser que le gouvernement caquiste souhaite intentionnellement nous museler en nous appauvrissant ” clame Vania Wright-Larin du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (REPAC 03-12). 

Bien décidés à se faire entendre, les groupes en DCD de Québec et de Chaudière-Appalaches se joindront à la Campagne nationale “les droits ça se défend collectivement” qui revendiquent : 

  • Octroyer 155 millions $ supplémentaires annuellement pour la mission de l’ensemble des groupes en défense collective des droits actuellement financés. Cette somme tient compte des coûts de 1,4 million $ pour la pleine participation des personnes ayant des limitations fonctionnelles.

  • Inclure un mécanisme permanent d’indexation basé sur l’indice des coûts de fonctionnement du communautaire. Pour 2025-2026, nous demandons 3.6% d’augmentation.

  • Réclamer l’établissement d’un processus transparent d’accueil des groupes en attente de financement; que leurs besoins soient mieux documentés, revendiquer l’ajout d’une enveloppe permanente pour financer les nouveaux groupes.

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