Grande manifestation pour le Jour de la Terre
Justice sociale et climatique
Québec, 21 avril. Cette année encore, des milliers de personnes étaient dans la rue à l’occasion du Jour de la Terre pour réclamer la sortie urgente des énergies fossiles, le réinvestissement massif dans le filet social et une transition juste pour les communautés et les travailleurs et travailleuses. La Coalition régionale justice climatique et sociale souhaite, par l’organisation de cette manifestation d’ampleur, continuer de maintenir la pression pour forcer les différents paliers de gouvernement à agir rapidement et radicalement alors que l’urgence climatique s’accélère.
Des conséquences de plus en plus importantes ici et maintenant
Le mois de mars est devenu le 10e mois consécutif à battre un record mondial de chaleur. Selon l’observatoire Copernicus, la température globale a augmenté de 1.58 degré par rapport à l’ère industrielle alors que le GIEC nous exhortait à ne pas dépasser le 1.5 degré. Bref, la situation climatique est extrêmement alarmante. « Cet été, des gens ont été évacués de leur maison à cause des feux ou des inondations. Bien que la plupart aient pu retrouver leur maison, plusieurs sont encore à la rue faute d’avoir pu trouver un nouveau logement. Les inondations ont également eu un impact direct sur le prix des aliments suite aux récoltes décimées. On constate que de plus en plus de ménages peinent à manger à leur faim. On a besoin d’un gouvernement qui soutient le monde, pas d’un gouvernement qui donne des millions à des équipes de hockey, à des industries telles que Northvolt ou qui ferme les yeux sur les pires pollueurs comme la Fonderie Horne ou Glencore à Québec, » dénonce Naélie Bouchard-Sylvain du Regroupement d’éducation populaire en action communautaire des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches (RÉPAC 03-12)
Il est plus qu’urgent d’agir et d’accélérer la transition
La crise environnementale est la conséquence de notre dépendance aux énergies fossiles et à la croissance infinie que suppose notre système économique alors que les ressources, elles, sont limitées. Il faudra tôt ou tard revoir notre façon de produire et de consommer. Plus on tarde à entamer la transition écologique qui s’impose, plus on devra vivre avec les conséquences. « Il est temps de reconnaître notre profonde dépendance à la qualité des relations que l'on entretient avec le vivant et de cesser de laisser les contraintes idéologiques du capitalisme nous y empêcher, » résume Alexis Smith de l’Association des étudiants et étudiantes en sciences sociales de l’Université Laval (AÉSS)
Une transition qui s’assure que personne ne reste derrière