Les luttes sociales en 2007-2008

[ Hiver 2008 ]
Mini-campagne sur
besoins essentiels:

Le 14 avril, allons passer notre commande au ministre Couillard !

Les photos de la manifestations (cliquer ici)

Quand : Le lundi 14 avril, de 10h à 12h, avec un dîner pizza.
: Le rendez-vous est à 10h, au 301, rue Carillon. On se rendra en autobus au bureau du ministre Couillard. (Appeler pour réserver votre place !)
Ce qu’on va y faire : Ensemble, on va visiter le ministre Couillard pour revendiquer trois mesures concrètes qui permettraient d’améliorer la couverture des besoins essentiels:

- l’augmentation du salaire minimum ;
- des réformes urgentes à l’aide social ;
- la relance du logement social.

Nous en profiterons pour lui remettre des sacs d’épicerie qui symbolisent notre vision de la couverture des besoins essentiels.

Le matériel de mobilisation (cliquer pour télécharger)

- Une affichette
- Un tract
- L'explication sur la confection des sacs d'épicerie


À venir en mai : Mini-campagne sur le logement social

À mettre à votre agenda :
Action de diffusion et de mobilisation, jeudi le 15 mai !


[Automne 2007]
Mini-campagne sur le
salaire minimum :
10$ de l'heure... minimum !

Le RÉPAC se joint cette année à une campagne nationale visant à faire porter le salaire minimum à 10,16 $ de l'heure. Pour cette campagne, le Front de défense des non syndiquéEs fait circuler une pétition (à signer avant le 23 novembre) et vise une augmentation rapide du salaire minimum, dès le 1er mai prochain. Dans cette section, vous trouverez les principaux arguments qui militent en faveur d'une augmentation du salaire minimum. Vous trouverez également au bas de cette page les outils d'éducation populaire produits par le RÉPAC dans le cadre de cette campagne.

En résumé:

1) Pourquoi 10,16 $ de l’heure ?

2) Trois bonnes raisons d'augmenter le salaire minimum

3) Les outils d'éducation populaire du RÉPAC et du MÉPACQ

4) Pour en savoir plus

1) Pourquoi 10,16 $ de l’heure ?

Pour fonder sa revendication, le Front de défense a fait un très simple calcul. Pour atteindre le seuil de faible revenu en travaillant 40 heures par semaine, il faut recevoir au moins 10,16 $ de l’heure. Puisque le salaire minimum est actuellement à 8$/l’heure au Québec (7,25 $ pour les employéEs avec pourboire), pas besoin d’être un génie pour comprendre que c’est insuffisant pour avoir un niveau de vie décent... Si on prend l’exemple d’une personne seule qui habite dans une grande ville, le seuil de faible revenu de Statistique Canada est d’environ 21 000. Le salaire minimum à 40 heures par semaines (et non «seulement» 35 heures) permet un revenu d’à peine 16 640 $...

Alors que le Québec vit une période de croissance économique soutenue et que l’emploi se porte bien, avec un taux de chômage très bas, il est grand temps que le gouvernement du Québec effectue un rattrapage rapide. Le salaire minimum réel a atteint son niveau le plus élevé en 1976 alors qu’il représentait environ 9,50 $ de l’heure, en dollars d’aujourd’hui. Évidemment, la mondialisation de l’économie et la concurrence étrangère ont servi de prétextes utiles pour éviter d’indexer systématiquement le salaire minimum.

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2) Trois bonnes raisons d'augmenter le salaire minimum

Parce que c’est indécent qu’en 2007, des gens soient pauvres même en travaillant à temps plein !

Une personne payée au salaire minimum qui travaille 40 heures par semaine reçoit une paye brute de 320 $, soit 16 640 $ par année... avant impôt et déductions. Selon Statistique Canada, il faut pourtant gagner plus de 21 000 $ pour se situer au-dessus du seuil de faible revenu. Résultat : un manque à gagner de plus de 20 %. Pour dépasser le seuil de faible revenu, il faut donc travailler 51 heures par semaine... Quand on sait que plus de 60 % des personnes payées au salaire minimum travaillent à temps partiel, pas surprenant qu’elles n’arrivent pas à la fin du mois !

Parce que le coût de la vie augmente et que le salaire minimum ne suit pas !

Le coût de la vie augmente rapidement au Québec comme ailleurs. Si tout le monde en est conscient, les derniers gouvernements n’agissent pas et le salaire minimum ne suit pas l’inflation. Entre 2003 et 2006, les augmentations du coût des services publics ont été majeures, entre autres le coût de l’électricité et des garderies qui sont tellement nécessaires pour permettre d’avoir accès à l’emploi.

Même si le salaire minimum est passé de 7,30 $ à 8 $ de l’heure depuis 2003, soit une hausse de 6 %, on voit que les augmentations ne compensent pas pour les hausses du coût de l’énergie (+ 12,7 %), du logement (+ 9 %) ou de l’alimentation (+ 9,2 %). Les salariéEs les plus pauvres perdent donc du pouvoir d’achat. Entre 1998 et 2005, leur revenu réel s’est effrité de 6 %. Pendant ce temps, le cinquième le plus riche de la population a vu son revenu disponible augmenter en passant de 65 000 $ à 87 700 $, une augmentation plus élevée que le salaire complet d’unE employéE au salaire minimum....

Parce que c’est au gouvernement de mettre ses culottes sur cette question !

Pour améliorer les conditions de vie des personnes qui travaillent au salaire minimum, l’intervention gouvernementale est nécessaire parce que faible revenu rime avec faible pouvoir sur ses conditions de travail. C’est une évidence : 90 % des emplois au salaire minimum sont non syndiqués et rares sont ceux qui donnent droit à des avantages sociaux.

Les emplois au salaire minimum sont beaucoup plus précaires, souvent saisonniers ou sur appel ; dans le cas de la restauration, le revenu dépend en grande partie des pourboires qui varient beaucoup selon l’achalandage et la «générosité» des clientEs. Toutes ces conditions font en sorte que les employéEs ont peu de rapport de force avec leur employeur pour exiger une amélioration de leur salaire... d’où l’importance que le gouvernement mette ses culottes !

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3) Les outils d'éducation populaire du RÉPAC et du MÉPACQ

L'accroche-porte militant du RÉPAC
(disponible à nos bureaux !)
Une feuille de faits affichable sur le salaire minimum (format 8,5 x 14)
Un outil d'éducation populaire plus complet du MÉPACQ.

 

 

4) Pour en savoir plus

Le groupe Au bas de l'échelle a produit plusieurs documents qui expliquent plus en détail la question du salaire minimum.

 

 

 

 

 

Guide d'introduction aux droits économiques, sociaux et culturels (Ligue des droits et libertés)


 
Spécial «Bloquons Charest !»
 

(Merci à Émilie Baillargeon (eb), Vincent Frenette (vf), Isabelle Labrecque (il) et Pascale Perron (pp))

 

La justice sociale, on y tient !

Le 14 avril,
nous étions des centaines
à bloquer Charest!

Photo: Émilie Baillargeon des Déclencheur(e)s

Le lundi 25 avril 2005. Le RÉPAC 03-12 bloquait le boulevard Charest le 14 avril dernier pour exprimer son opposition aux politiques appauvrissantes du gouvernement provincial. Il était appuyé par des étudiantEs et des syndiquéEs de la région. En tout, près de 700 personnes ont participés à cette action haute en couleur.

Plus qu'une manifestation, ce rassemblement a permis de laisser libre cours à l'esprit de dérision qu'inspire l'actuel gouvernement québécois. Différents jeux de foire «conscientisants» ont animé le boulevard Charest et permettaient aux participants d'échanger sur leur appréciation du gouvernement libéral. Ainsi, les jeux de poches «discriminatoires»côtoyaient les jongleurs «critiques» et les stands de popcorn «revendicatif».

«Il était important pour les groupes communautaires d'exprimer leur désaccord d'une façon créative», explique Sébastien Harvey, coordonnateur du RÉPAC 03-12. «Les membres de ces groupes ont participé au processus de réflexion et de construction qui mène aux différents kiosques que l'on retrouve aujourd'hui. C'est donc beaucoup plus qu'une manifestation. C'est le résultat d'une démarche : on a d'abord discuté des politiques néolibérales du gouvernement Charest, pour les comprendre, pour voir leur effet sur notre vie quotidienne, et on a ensuite canalisé la révolte dans des actions créatives», ajoute-t-il.

«Parce que les gens sont révoltés !»tient à souligner Sébastien Harvey. «Quand ils comprennent comment les décisions du gouvernement Charest les appauvrissent, la première question qui leur vient, c'est : qu'est-ce qu'on peut faire ?» ajoute-t-il.

Pour les membres du RÉPAC-03-12, le gouvernement Charest est fondamentalement antisocial. Il précarise les conditions de travail, il augmente les tarifications d'un côté pour tenter - en vain - de baisser les impôts et il pave la voie à la privatisation de nos instruments collectifs. Sans dire que tout va bien dans les services publics et sans réclamer le statu quo dans la société, nous pensons qu'il est important de consolider et d'améliorer nos instruments collectifs qui permettent un partage de la richesse… pas de les démolir.

En fait, c'est parce que nous voulons :

- Des services publics de qualité accessibles à toutes et à tous et des programmes sociaux financés adéquatement et collectivement;
- Une meilleure redistribution de la richesse ;
-Un environnement naturel et social qui assure un avenir viable ;

-Une fiscalité qui sert l'intérêt public et repose sur le principe d'imposition équitable des citoyennes et des citoyens, des corporations et des compagnies ;

Que nous voulons voir le gouvernement retirer son projet de «réingénierie».

Pour les mêmes raisons, nous continuons à nous opposer au Projet de loi # 57 et à revendiquer un régime de garanti du revenu basé sur le droit et une politique d'habitation axé sur le logement social !

Nous sommes solidaires avec :

Le MÉPACQ

Le Réseau du forum social Québec Chaudière-Appalaches

Le Réseau de vigilance

Le Collectif pour un Québec sans pauvreté

Le Front commun des personnes assistées sociales

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)


 

Quelques images du 14 avril 2004 !

 

Téléchargez l'affiche et le tract (Pourquoi bloquer Charest ?) de l'école dans la rue 2004.

 

La résistance au
néo-libéralisme s’enracine

RÉPAC 03-12, le 26 avril 2004

Le 14 avril a été une très belle journée pour les mouvements populaire, social, syndical, communautaire et étudiant ! En effet, le Réseau de vigilance estime à 25 000 le nombre de
personnes dans l’ensemble du Québec qui ont tenu à souligner le triste anniversaire de l'arrivée au pouvoir des libéraux.

Pour le RÉPAC 03-12, qui participait à sa mesure à cette journée nationale d'action, ce fut aussi une très très belle journée. Nous avons réussi à bloquer Charest pour dire non à la "réingénierie". Pour l'occasion, plus du 2/3 des groupes du RÉPAC 03-12 avaient officiellement fermé leurs portes et plus de 300 personnes étaient présentes.

Nous avons pu nous sensibiliser à l'appauvrissement qui découle des politiques néo-libérales grâce au sketch du Collectif de lutte à la pauvreté et nous réchauffer avec les chansons et les slogans de ROSE du Nord et des célèbres Amères Noël. Le cours dans la rue nous a donné une bonne idée de ce qui nous attend avec la "réingénierie". Il faut aussi souligner l'apport d'Atout-Lire qui présentait son mur de la honte aux automobilistes détournés… pour qu'on se fasse bien comprendre ! Le collectif Dada à Faim nous a fourni une excellente soupe pour nous donner le courage de continuer.
C'était donc un très beau moment pour le regroupement. Notre volonté d'organiser des actions collectives pour la transformation sociale est devenu réalité.

Un beau moment de solidarité aussi, parce que nous avons été nombreux et nombreuses à participer à la manifestation nationale du Réseau de Vigilance en Haute Ville. 8 000 personnes des groupes communautaires et des mouvement étu-diants et syndical de l'ensemble du Québec y ont marché.

D'autres actions régionales avaient lieu partout au Québec où les Tables d'éducation populaire ont joué un rôle important : 50 personnes en Mauricie, 250 personnes sur la Côte-Nord, 500 personnes en Outaouais pour bloquer le Casino, Plusieurs actions locales en Montérégie réunissant entre 100 et 800 personnes, 500 personnes en Abitibi, 1000 personnes au Saguenay - Lac Saint-Jean, 1200 personnes en Estrie et 10 000 personnes à Montréal.

Le gouvernement Charest n'a qu'à bien se tenir. Déjà après un an, son gouvernement n'a presque plus de crédibilité. La résistance s'organise et s'intensifie. Un sondage révélait le jour même qu'une majorité de QuébécoisE sont fortement mécontent du Parti Libéral.

C’est la preuve que notre travail de sensibilisation et de mobilisation porte fruit ! Cependant, il ne faut pas oublier que le projet de "réingénierie de l'État" continue de séduire une grande partie de la population… Tout ça pour dire que ce n'est qu'un début.