Faire le choix de l'éducation populaire autonome c'est choisir de changer la société avec les gens qui la composent!

Changer le monde et toutes les situations inacceptables que les gens
vivent: voilà l’objectif des mouvements sociaux, des organismes communautaires et des groupes populaires. Cela se révèle encore plus important de nos jours où, dans une logique de compétitivité poussée à l’extrême, nous sommes amenéEs à lutter les unEs contre les autres et à nous occuper uniquement de nous-mêmes et de notre réussite personnelle. La poursuite de ces valeurs entraîne une diminution considérable de l’entraide et de la solidarité, des liens qui nous rassemblent. Ce contexte est aggravé par une mondialisation économique effrénée, qui rend notre pouvoir sur nos vies de plus en plus fragile, et qui importe et exporte plus d’oppression pour la majorité des humains que de bonheur ou de bien-être.
Face à cette situation, nous sommes plus que jamais convaincuEs qu’il est urgent d’agir dans nos vies et dans nos communautés pour renverser la vapeur, pour inventer un monde qui soit à la hauteur de nos désirs et de nos folies.

Pourquoi faire de l’ÉPA?

La réponse est simple : parce qu’on ressent un ou des malaise(s) dans notre vie. Parce qu’on veut que toutes les personnes soient bien dans leur peau, que nos communautés soient dynamiques et vivantes. Aujourd’hui, elles ne le sont pas, et c’est peut-être pour ça qu’elles sont découragées. Elles pensent que « c’est ça la vie», que « ça a toujours été et que ça sera toujours de même ». Des phrases comme « ah moi, je ne suis pas chanceusE» ou «moi, je suis néE pour un petit pain » trahissent des situations sociales intolérables que nous tentons d’expliquer par notre malchance ou notre faute. Une faute qui n’en est pas une, mais qu’on tente de nous faire porter parce qu’à ce qu’il paraît, «quand on veut, on peut ».
Les manchettes des journaux nous rappellent que les gens sont trop souvent victimes d’oppression économique, culturelle, sociale et/ou politique. Pourtant, à travers toutes ces mauvaises nouvelles, il en ressort une bonne : la société est faite de jeux de pouvoir qui influencent nos vies et ce sont des personnes qui en décident les règles. Ça, une bonne nouvelle? Oui, parce que ça veut aussi dire que, ces règles-là, si on est assez fortEs, on peut les changer. Alors, pourquoi faire de l’ÉPA?

C’est pour changer ensemble les règles du jeu.

 

L'éducation populaire autonome, c'est...

Des moyens qu'on choisit ensemble pour être plus fort et changer le monde.

C'est aussi...

...l'ensemble des démarches d'apprentissage et de réflexion critique par lesquelles des citoyens et des citoyennes mènent ensemble des actions qui provoquent une prise de conscience individuelle et collective au sujet de leurs conditions de vie ou de travail, et qui visent à court ou à long terme une transformation sociale, économique, culturelle et politique de leur milieu.


Selon nous, pour que l'on puisse parler d'ÉPA, il faut :

  • avoir une visée de transformation sociale et un travail sur les causes des problèmes sociaux ;

  • rejoindre des populations qui ne contrôlent pas ou peu leurs conditions de vie et de travail ;

  • favoriser la prise en charge du groupe et des démarches d’apprentissage par la population ;

  • adopter des démarches d'apprentissage qui mènent à des actions collectives.